Ni la tradition, ni l’usage n’avaient pensé à eux. Longtemps, la fête a déroulé son tapis rouge aux pères, aux mères, aux grands-mères… Mais les grands-pères ? Ils patientaient, un peu dans l’ombre. Pourtant, depuis peu, eux aussi ont leur moment au calendrier. Selon les frontières, la date varie, mais une chose est sûre : savoir quand tombe la fête des grands-pères, c’est redonner à ces piliers familiaux la place qu’ils méritent.
Une célébration en octobre
Dans le grand bal des hommages, les femmes semblent avoir pris de l’avance. Prenons un repère simple : la fête des grands-mères s’est installée dans le paysage dès 1987. Les mamies ont eu droit à un clin d’œil national bien avant leurs homologues masculins.
Pour les grands-pères, il a fallu attendre 2008. La fête des grands-parents existe dans plusieurs pays, mais aucune journée spécifique n’était réservée uniquement aux grands-pères. Ce manque s’est fait sentir. Cette année-là, Franck Izquierdo entend les récriminations de son entourage et se rend compte qu’il n’est pas le seul à s’interroger sur cette absence de reconnaissance. Il lance alors un site consacré à la fête des grands-pères, trouvant dans le Secrétariat d’État chargé des Aînés un allié de poids.
En France, cette célébration se tient chaque premier dimanche d’octobre. Pour l’Hexagone, le rendez-vous tombe donc le dimanche 3 octobre cette année. Ailleurs, le calendrier diffère : en Pologne, la fête survient le 22 janvier. D’autres contrées encore adaptent la date à leurs habitudes : en Italie, le 2 octobre marque l’événement depuis 16 ans ; à Taïwan, il faut attendre le dernier dimanche d’août, coutume instaurée en 2010.
Un exemple : au Canada, le moment choisi est septembre, précisément le premier dimanche qui suit la fête du Travail. Chaque pays affirme ainsi sa propre manière d’honorer ses aînés.
Des retrouvailles conviviales
Les idées reçues tombent vite : ici, pas question de course aux cadeaux fastueux. Ce jour-là, la famille se rassemble, souvent autour d’un repas chaleureux. Les petits-enfants marquent le coup en offrant des présents symboliques, pensés pour toucher, pas pour impressionner.
Ce qui compte, c’est l’intention. Un dessin, un poème, un objet façonné à la main : ces gestes ont bien plus de valeur qu’un objet de vitrine. Après le déjeuner, il n’est pas rare de voir la famille réunie autour du patriarche pour immortaliser l’instant en photo. Le plaisir de se retrouver, le sourire partagé… Voilà ce que retient la mémoire familiale.
La notoriété de la fête est encore modeste, mais elle progresse. Les médias s’en font l’écho, les journaux relaient l’événement, aidant à installer durablement cette célébration dans les esprits. À l’origine de tout cela, Franck Izquierdo poursuit son engagement. Pour protéger son initiative, il a même déposé une enveloppe Soleau à l’INPI, faisant de lui le créateur officiellement reconnu de la fête des grands-pères.
On connaît désormais la date à laquelle la fête des grands-pères se célèbre. Une journée qui, doucement mais sûrement, s’impose dans les habitudes françaises et ailleurs. Peut-être qu’un jour, cette commémoration ne suscitera plus d’interrogations mais deviendra un rendez-vous attendu, aussi naturel qu’un sourire de grand-père quand la famille se rassemble autour de lui.

