Acheter une résidence principale ou investir dans un bien à louer, c’est souvent une aventure qui marque un tournant. La question du financement arrive vite, implacable. Dans la très grande majorité des situations, accéder à la propriété implique de solliciter un crédit immobilier auprès d’un établissement bancaire. Ce parcours s’effectue dans un cadre réglementaire strict : la législation veille à protéger l’emprunteur à chaque étape, de l’offre de prêt à l’information du débiteur, jusqu’aux conditions de remboursement. Il faut donc se lancer à la recherche d’un partenaire financier capable de proposer des conditions avantageuses. À la clé : obtenir un taux immobilier compétitif. Mais comment s’y prendre pour y parvenir ? Voici un panorama des démarches à privilégier pour décrocher les meilleures conditions du marché.
Utilisez un comparateur de taux immobilier
Les banques et organismes de crédit fixent un taux global qui intègre l’ensemble des frais liés à votre prêt immobilier. C’est ce qu’on appelle le taux annuel effectif global (TAEG) : il exprime le pourcentage annuel appliqué à la somme empruntée. Ce taux unique permet de comparer facilement les offres, car il englobe tous les coûts liés à l’emprunt.
Zoom sur les contrats de prêt immobilier
Le contenu des propositions de crédit varie d’un établissement à l’autre. Pour bien choisir, il faut examiner dans le détail chaque élément du TAEG, notamment le taux d’intérêt et les frais annexes. Prendre le temps de comparer ces paramètres vous aidera à cibler la solution la plus adaptée à votre projet immobilier.
Des plateformes en ligne spécialisées permettent d’obtenir rapidement un panorama des offres les plus attractives selon votre profil. Par exemple, lesfurets met à disposition un comparateur performant qui facilite l’identification des taux immobiliers les plus bas.
À l’origine, ce type de comparateur en ligne servait surtout à éplucher les tarifs et garanties d’assurance auto, santé ou habitation. Désormais, ces sites se sont étoffés et proposent aussi des outils pour comparer les offres de crédit immobilier, les comptes bancaires ou encore les contrats d’énergie.
Crédit immobilier : les frais à surveiller
Un prêt immobilier génère plusieurs types de frais : intérêts, frais bancaires, caution, assurance. Les frais bancaires comprennent notamment les frais de dossier, qui restent négociables dans une certaine mesure. Quant à l’assurance emprunteur, vous n’êtes pas obligé de la prendre auprès de la banque qui vous accorde le prêt. Son coût pèse parfois lourd, alors autant examiner les différentes offres proposées par les assureurs et faire jouer la concurrence autant que possible.
Prenez soin de vos découverts bancaires
Avant même de démarrer les démarches pour acquérir un bien, il est indispensable de surveiller de près ses découverts bancaires. Ces derniers influent directement sur la proposition de taux immobilier que vous recevrez. En amont de l’accord de prêt, la banque passe au crible vos habitudes de gestion de compte.
Les profils les plus appréciés des banques pour un crédit immobilier à taux attractif sont ceux dont les comptes sont irréprochables. Par ailleurs, les établissements privilégient généralement les dossiers accompagnés d’un apport équivalent à 10 % du montant du projet.
Disposer d’un apport plus conséquent ouvre la porte à des taux encore plus intéressants. Constituer un apport personnel grâce à une épargne régulière permet de couvrir une partie des frais annexes (notaire, garantie, frais bancaires…) et d’optimiser les conditions de financement.
Certains financements restent accessibles même sans apport, mais ces situations sont plus rares et dépendent étroitement du profil de l’emprunteur.
Contactez votre banque pour obtenir un accord de principe
L’accord de principe correspond à la réponse positive d’une banque à votre demande de prêt immobilier. Il s’agit d’un document préliminaire, distinct de l’offre de prêt en bonne et due forme, qui détaille les principales modalités de votre futur crédit.
Ce document vous permet d’évaluer en détail les conditions proposées par votre banque, notamment les taux appliqués. Après réception, la loi prévoit un délai de réflexion obligatoire de 10 jours au minimum.
Ce laps de temps vous laisse la liberté d’accepter ou de décliner l’offre formulée par l’établissement.
Faites jouer la concurrence pour votre prêt immobilier
Pour obtenir un taux immobilier particulièrement avantageux, il est judicieux de solliciter plusieurs banques. L’idéal est de constituer au moins trois dossiers et de les soumettre à des établissements différents. Selon votre situation, certaines banques en ligne se montrent très compétitives. Lors des négociations, présentez les offres concurrentes que vous avez obtenues pour renforcer votre position.
Demandez de l’aide auprès d’un courtier immobilier
Il est également possible de se tourner vers un courtier immobilier pour vous accompagner dans votre démarche. Ce professionnel agit en intermédiaire entre vous et les banques, et s’appuie sur une connaissance fine des grilles tarifaires de chaque établissement.
Le courtier se donne pour mission de vous dénicher les taux les plus bas du marché assortis des conditions les plus avantageuses. Il négocie ensuite, en fonction de votre profil, auprès de ses partenaires pour obtenir le taux le plus compétitif.
Avec l’aide de ce spécialiste, vous gagnez un temps précieux dans la recherche de financement. Selon vos préférences, l’accompagnement peut s’effectuer à distance ou en agence. Les frais de courtage sont à prévoir, mais ils ne sont exigibles qu’une fois le prêt effectivement signé. Bien souvent, l’économie réalisée sur le taux compense largement le coût de ce service.
Négociez votre assurance emprunteur
Au-delà du taux d’emprunt, le taux d’assurance mérite toute votre attention, que ce soit auprès de la banque ou d’un assureur indépendant. Un taux d’assurance élevé augmente sensiblement le coût total du crédit. Depuis septembre 2010, les banques ne sont plus autorisées à imposer leur propre contrat d’assurance.
La délégation d’assurance : une liberté à exploiter
Vous avez la liberté de choisir l’assureur qui vous convient le mieux. Les banques ont l’obligation de présenter de façon détaillée les garanties exigées pour l’assurance de prêt.
En optant pour la délégation d’assurance et en sélectionnant le contrat le plus favorable, il est possible de réaliser jusqu’à 60 % d’économie sur le coût de l’assurance de prêt immobilier.
La loi sur la consommation : changer d’assurance plus facilement
Depuis 2014, la loi Hamon facilite la mise en concurrence lors de la souscription de l’assurance emprunteur. Grâce à ce dispositif, il devient possible de choisir initialement l’assurance proposée par la banque puis d’en changer par la suite.
Cette souplesse permet de profiter d’une assurance plus adaptée et souvent moins chère. Une fois passé un certain délai, il est aussi possible de résilier son contrat à chaque date anniversaire, à condition d’en informer l’assureur au moins deux mois avant l’échéance.
Le niveau de protection de l’assurance emprunteur
Deux éléments méritent une attention particulière : la quotité et la couverture. L’assurance de prêt immobilier protège l’emprunteur face aux aléas de la vie, en prenant en charge tout ou partie des mensualités ou du capital restant dû en cas de décès.
L’assurance décès invalidité est systématiquement exigée par les banques lors de la souscription du prêt : elle intervient en cas de décès ou de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA).
À côté de cela, la garantie perte d’emploi reste optionnelle et s’adresse uniquement aux salariés. Les conditions diffèrent largement d’un contrat à l’autre. Il conviendra d’examiner attentivement les différentes clauses, notamment en ce qui concerne le délai de carence, la durée et le montant de l’indemnisation.
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