Le salaire d’une aide à domicile se situe juste au-dessus du SMIC, dont le taux horaire brut est de 12,31 € depuis le 1er juin 2026, soit 1 867,02 € brut par mois pour un temps plein de 151,67 heures. Ce que l’aide à domicile touche réellement dépend surtout de deux choses : le nombre d’heures qu’on lui confie et le type d’employeur.
Le taux horaire d’une aide à domicile en 2026
Le point de départ est le SMIC, car les premiers échelons de la branche en sont proches. Il est passé de 12,02 € brut de l’heure au 1er janvier 2026 à 12,31 € au 1er juin 2026, selon l’Insee.
Le taux horaire net est inférieur au brut, une fois les cotisations salariales retirées. Il varie selon la situation de la salariée, ce qui explique les écarts entre les simulateurs.
La convention collective de la branche de l’aide à domicile fixe ensuite une grille par catégorie et par ancienneté. Un agent à domicile débutant se situe en bas de cette grille, tout près du minimum légal.
Salaire mensuel brut et net à temps plein
À 35 heures par semaine, le calcul est direct : 12,31 € multipliés par 151,67 heures donnent 1 867,02 € brut par mois au niveau du SMIC. Le net correspondant se situe nettement plus bas, après déduction des cotisations.
La DREES mesure des salaires en équivalent temps plein pour les aides à domicile du public et du privé hors particuliers employeurs : 1 470 € nets par mois en moyenne en 2021, soit environ 1,2 SMIC. Ces chiffres datent de 2021, le SMIC a donc été revalorisé depuis.
Association, entreprise, public ou particulier : ce que change l’employeur
L’employeur modifie sensiblement la paie. Toujours selon la DREES, le salaire net mensuel moyen en équivalent temps plein était de 1 570 € dans le public, de 1 470 € dans le secteur associatif et de 1 380 € dans le privé hors particuliers employeurs.
Le secteur public paie donc le mieux et le privé hors particuliers employeurs le moins. Les associations de la branche, comme l’ADMR ou l’UNA, se placent entre les deux.
Les salariées des particuliers employeurs forment un cas à part, avec un revenu annuel nettement plus bas selon la DREES. Pour comparer ces structures avant de signer, il est utile de savoir choisir un service d’aide à domicile du côté de l’employeur. Le terme d’agent à domicile désigne le premier niveau de la grille, tandis que l’aide à domicile exerce des tâches plus variées, parfois auprès de personnes dépendantes.

Pourquoi le salaire réel est souvent plus bas : le temps partiel
Le salaire horaire ne suffit pas à comprendre la paie. En 2022, 75 % des aides à domicile travaillent à temps partiel, selon la DREES.
Le revenu salarial annuel moyen tiré des seuls postes d’aide à domicile s’élevait à 7 040 € nets en 2021, et à 8 950 € en comptant les autres emplois salariés. Ces montants sont très inférieurs à douze fois un salaire mensuel à temps plein.
Les interventions sont fractionnées dans la journée et les déplacements entre deux domiciles ne produisent pas toujours un temps payé. Quand la paie est modeste, il vaut mieux apprendre à gérer un premier salaire, ou à s’informer sur les aides de la CAF accessibles aux foyers aux revenus modestes.
Primes, indemnités et revalorisations du salaire
Au-delà du taux horaire, la convention prévoit des compléments : indemnités de déplacement, majorations pour le travail le dimanche et les jours fériés, et primes d’ancienneté. Leur montant dépend de l’employeur et du texte appliqué.
Les revalorisations passent par les avenants de la branche. L’avenant 43, applicable depuis le 1er octobre 2021, a apporté une hausse de 13 à 15 % selon les annonces de l’époque, pour environ 209 000 salariés des services d’aide et de soins à domicile.
Les revalorisations suivantes dépendent des négociations de branche et de leur financement par les départements. Aucun montant futur n’est garanti.
Diplôme, ancienneté et évolution : comment gagner davantage
L’ancienneté fait monter le salaire dans la grille. Pour la catégorie A, l’avenant 43 faisait passer le brut mensuel de 1 573 € sans ancienneté à 1 749 € après dix ans, soit une différence de 176 € brut par mois.
Le diplôme joue aussi sur le classement. Un titre professionnel d’assistant de vie aux familles (ADVF) ou le diplôme d’accompagnant éducatif et social (DEAES) pèse dans le classement dans la grille et donc dans la paie, au-delà du niveau d’agent à domicile.
Certaines salariées choisissent de se mettre à leur compte, ce qui change la façon dont le revenu se calcule. Pour se repérer dans le secteur du soin, on peut aussi regarder la rémunération des physiothérapeutes, située sur une tout autre échelle.

Le salaire d’une aide à domicile se joue donc sur le nombre d’heures, l’employeur et la catégorie de la grille, plus que sur le taux horaire seul. La comparaison d’une offre doit porter sur ces trois points avant la signature du contrat.

