Tous les usagers ne sont pas prêts à abandonner leurs vieux réflexes de papier, de tampons et de queues interminables. Pourtant, la demande d’un certificat d’immatriculation pour moto ressemble désormais à un exercice d’efficacité. Il ne s’agit plus de jongler avec des piles de dossiers usés, mais de fournir à une administration dématérialisée le justificatif indispensable pour prendre la route. Ce document officiel, signé ANTS, désigne le propriétaire et le véhicule à chaque contrôle. Qu’il s’agisse d’un achat neuf ou d’occasion, dès que le guidon change de mains, le délai pour demander votre carte grise pour moto commence à courir.
À chaque catégorie, sa règle d’immatriculation
Les deux-roues ne se rangent pas dans une seule et même case. Puissance et cylindrée dictent la catégorie à laquelle chaque engin appartient. Cela conditionne l’âge d’accès, le permis nécessaire, et bien sûr, la démarche administrative à entreprendre. Précisons :
- Le cyclomoteur (CL) : moteur limité à 50 cm3 et 4 kW maximum. Accessible à partir de 14 ans avec le permis AM/BSR, il emporte son lot de formalités adaptées à la jeunesse.
- La moto légère (MTL) : dès 16 ans avec le permis A1, ou à partir de 18 ans après une formation liée au permis B. Sa puissance plafonne à 11 kW, cylindrée de 125 cm3. Parfait pour circuler en ville ou en zone périurbaine.
- Les grandes sœurs, la vraie catégorie moto, s’organisent en deux sous-groupes. D’abord, MTT1 : réservé au permis A2, puissance jusqu’à 35 kW, rapport puissance/poids en deçà de 0,2 kW/kg. Plus haut sur l’échelle, la catégorie MTT2 destinée aux titulaires du permis A, qui englobe les modèles de toutes cylindrées dépassant 35 kW. À noter : de nombreuses MTT1 sont simplement des MTT2 limitées en puissance par bridage.
Impossible d’y échapper : depuis 2009, cyclomoteur, 125 et grosse cylindrée doivent tous disposer de leur certificat d’immatriculation. Plus de dérogation possible, même pour les modèles les plus modestes.
Démarches accélérées : comment demander sa carte grise pour moto en ligne
Fini les couloirs des préfectures. Toute la procédure s’effectue désormais via le système d’immatriculation des véhicules (SIV). Deux solutions se présentent : effectuer la demande soi-même sur le site de l’ANTS avec son propre compte, ou déléguer la mission à un professionnel agréé ou à une agence spécialisée SIV/ANTS. Les avantages ne manquent pas : guide pas à pas, assistance qui répond, et démarche enregistrée sans cafouillage. Faire appel à un spécialiste permet d’éviter des allers-retours administratifs épuisants et de sécuriser le traitement du dossier. Pour les motards pressés d’enfourcher leur nouvelle monture, ce choix peut éviter bien des désagréments.
Le dossier : pas de place pour l’approximation
La réussite du dépôt de dossier repose sur la qualité des justificatifs transmis. Plusieurs pièces doivent être réunies et envoyées à l’organisme agréé responsable de l’enregistrement :
- L’ancienne carte grise barrée, preuve du transfert de propriété
- Le formulaire Cerfa n° 13750*07, complété soigneusement
- Le certificat de cession (Cerfa n° 15776*02) pour une occasion, ou bien la facture si moto neuve
- Une preuve d’adresse de moins de six mois
- Un permis de conduire, équivalent à la catégorie de la moto
- L’attestation d’assurance du véhicule
- Pour la délégation à un tiers, le mandat Cerfa n° 13757*03
Un point remarquable : l’enregistrement du dossier vous donne rapidement droit à un certificat provisoire d’immatriculation. Ce sésame permet de rouler sans contrainte, en attendant la réception de la carte définitive dans votre boîte aux lettres. Une démarche simplifiée pour tourner la clé, moteur allumé, et repartir aussitôt à l’assaut du bitume.

